À la Renaissance, le théâtre demeure populaire. Sous
l'influence de la culture gréco-latine, des dramaturges comme Étienne Jodelle,
Jean de La Taille, Jacques Grévin produisent des tragédies imitées de Sénèque.
En 1583, Robert Garnier avec les Juives donne à ce genre un élan nouveau mais,
malgré un certain rythme dramatique, son œuvre demeure proche de celle de
Sénèque. L'engouement pour les pièces espagnoles et la grande vogue de la
poésie italienne font naître le ballet. C'est à travers la tragi-comédie que
des dramaturges comme Antoine de Montchrestien avec Sophonisbe (1601), Jean
Mairet et Tristan L'Hermite avec Marianne(1636), essaient de franciser la
comedia espagnole.
Richelieu fait construire une scène dans le palais
Cardinal. L'Académie se passionne aussitôt et étale sa « fureur de raison »,
voulant régler, codifier et arbitrer l'art dramatique, d'après de simples
remarques d'Horaceet d'Aristote qu'elle érige en véritables dogmes. C'est alors
que naît la règle des trois unités. On a tort de dire que ces règles ont été
imposées par l'Académie car elles sont aussi nées du besoin de simplifier la
technique et de rendre possible la représentation malgré le manque d'espace
scénique. L’unité de temps (24 heures) évite de faire des scènes nocturnes qui
posent des problèmes d'éclairage ; l’unité de lieu supprime les changements de
décor, évitant ainsi les interruptions et les bévues techniques ; l’unité
d'action, enfin, où toute péripétie est reléguée dans la coulisse, donne une
importance sans égale au discours. Néanmoins, le goût du baroque garde sa
vigueur avec Jean de Rotrou et Thomas Corneille, le ballet à l'italienne et
l'opéra ayant pour scénariste Philippe Quinault.

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