Reçu avocat au parlement de Rouen en 1624, il achète deux
offices. Mais c'est la carrière poétique et dramatique qui l'attire. Dès 1629,
il fait jouer à Paris une comédie, Mélite, et, malgré Clitandre (1630-1631),
tragi-comédie, il semble se consacrer au genre (la Veuve, 1631 ; la Galerie du
Palais, 1631-1632 ; la Suivante, 1632-1633 ; la Place Royale, 1633-1634).
Richelieu l'accueille parmi les cinq auteurs qui travaillent sous sa
protection, mais Corneille reprend vite sa liberté, et, alors qu'il donne sa
comédie la plus originale (l'Illusion comique, 1636), le succès de sa première
tragédie, Médée (1635), infléchit sa carrière, confirmée par le triomphe du
Cid.
Mais, si le public le suit, les « doctes » le boudent et suscitent
une querelle littéraire qui ne sera close qu'en 1638 avec la publication des
Sentiments de l'Académie sur le Cid.
Corneille se tait pendant trois ans et finalement
s'incline. Il écrit des tragédies « régulières » (Horace, 1640 ; Cinna, 1641 ;
Polyeucte, 1642 ;Rodogune, 1644 ; Héraclius, 1647 ; Nicomède, 1651),
entrecoupées de comédies (le Menteur, 1643 ; Don Sanche d'Aragon, 1650).
Marié en 1640 avec Marie de Lampérière, Corneille a six
enfants ; son deuxième fils sera tué en 1674 au siège de Grave-en-Brabant.
Académicien en 1647, il renonce à ses charges d'avocat trois ans plus tard. En
1651, l'échec de Pertharite le décourage brutalement. Pendant sept ans, il ne
s'occupe que d'une traduction en vers de l'Imitation de Jésus-Christ (1656)

No hay comentarios.:
Publicar un comentario